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Maroc - Et si la loi punissait enfin les violeurs

Une proposition de loi vient d’être présentée par le groupe parlementaire marocain du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS). La loi permettrait de durcir les châtiments prévus pour les personnes coupables de viols, rapporte le journal marocain Tajdid repris par le site PanoraMaroc.

Si le projet est voté, les personnes ayant commis des crimes sexuels contre les enfants, femmes ou personnes handicapées pourront être condamnées à jusqu’à 30 ans de réclusion et deux millions de dirham marocains (environ 180.000 euros).

En particulier, le projet prévoit une augmentation d’une peine de 20 à 30 ans si le violeur est proche de la victime ou «disposerait d’une autorité sur elle, se trouverait en situation de tutelle de la personne violée ou travaillerait au domicile où elle réside» explique PanoraMaroc.

Le projet n’est pas sans rappeler l’«affaire» Amina El Filali, du nom de cette jeune fille marocaine qui s’était suicidée le 10 mars 2012 parce qu’on l'a obligée à épouser son violeur.

Le suicide avait révélé au grand jour le poids des traditions dans le pays et les failles du système juridique marocain —et en particulier de l’article 475 du Code pénal qui stipule que «lorsqu’une mineure nubile… enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l’annulation du mariage et ne peut être condamné qu’après que cette annulation du mariage a été prononcée».

Lu sur PanoraMaroc

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