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SyriArt ou comment les artistes arabes s'engagent sur la Syrie

Solidaires du peuple syrien, des artistes arabes participent à une mise en vente aux enchères d’œuvres d’art, le 21 janvier à l’Institut du Monde Arabe à Paris, dont les profits seront reversés aux victimes de la répression du président syrien Bachar al-Assad, rapporte Le Figaro et le site marocain Maghress.

«Comment ne rien faire face au massacre d’un peuple?», s’interroge L’Observateur du Maroc, qui salue l'initiative et insiste sur la nécessité de s’engager contre la violence de l’Etat syrien.

«Pour sortir d'un terrible sentiment d'impuissance face à la guerre en Syrie» les organisateurs de «SyriArt - 101 Oeuvres pour la Syrie» ont décidé de faire du concret: récolter des fonds contre un régime sanguinaire, avec des œuvres vouées d’ordinaire au plaisir esthétique et à la réflexion.

61 artistes se sont engagés à leur côté, dont un nombre important d’artistes originaires des pays du Maghreb. Parmi la sélection nord-africaine, le Marocain Mahi Binebine reste selon le quotidien Le Figaro le grand «coup de cœur» de Pierre Bergé, homme d'affaires et mécène français.

D’autres artistes de la région seront au programme des festivités, dont les Marocains Fouad Maazouz et Majida Khattari et la Tunisienne Meriem Bouderbala, «directrice honnie des islamistes lors du dernier Printemps des arts à Tunis, en 2012», qui «propose un très beau tirage argentique d'une femme voilée comme sur un négatif à peine révélé, évoquant une Madone», selon Le Figaro.

La vente aux enchères est née d’une collaboration entre l’association SyriArt, la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme et la maison Pierre Bergé & Associés.

Les fonds générés par l’événement seront reversés à la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme ainsi qu’aux associations syriennes Nadja Now et Union des organisations syriennes de secours médicaux ainsi que les correpsondants syriens de Médecins du Monde.

Capture écran du site SyriArt présentant l'oeuvre "Majnun" (2012) du Marocain Mohamed El Baz

Le Figaro s’intéresse à la genèse du projet, imaginé par la spécialiste du Maghreb et du Proche-Orient et ancienne journaliste de Libération José Garçon. Accompagnée de la consultante Agnès Levallois, éprise également de la région, et de Nathalie Duhamel, l’ancienne directrice générale d’Action contre la faim, la journaliste a eu l’idée de monter une «association éphémère» et de proposer à la maison Pierre Bergé & Associés d’organiser la vente, explique Le Figaro.

La vente aux enchères sera précédée, du 17 au 20 janvier, d’une exposition et présentation de la totalité des œuvres. Une belle occasion pour découvrir le dynamisme des créations artistiques contemporaines dans le monde arabe.

Lu sur L'Observateur du Maroc, Le Figaro, Maghress

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