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Namibie: dépouillement en cours après un vote prolongé dans la nuit

Le dépouillement des bulletins se poursuivait jeudi en Namibie, au lendemain d'élections générales qui se sont prolongées tard dans la nuit et pourraient voir le parti au pouvoir depuis 1990 perdre des élus, face à la grogne croissante de la population, même s'il est quasi assuré de conserver la présidence.

La commission électorale a refusé de donner une date pour la publication des résultats provisoires. En 2014, ils avaient été publiés au lendemain du scrutin.

La Namibie avait été en 2014 le premier pays africain à introduire des machines à voter électroniques, censées accélérer le processus de vote et de dépouillement.

Mais jeudi en fin de matinée, le site internet de la commission électorale ne présentait des résultats partiels que pour quatre des 121 circonscriptions.

Mercredi, les bureaux de vote avaient du rester ouvert tard dans la nuit, après leur fermeture initialement prévue à 21h00 (19H00 GMT), face à l'afflux d'électeurs et à la lenteur du processus.

"Une lenteur frustrante. Une élection émaillée de défaillances", a ainsi titré jeudi le Namibian Sun.

Les Namibiens ont voté pour élire leur président et leurs députés. Face à une opposition désunie, le président sortant Hage Geingob, 78 ans, et son Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (Swapo) semblent assurés de rempiler pour cinq ans, en dépit d'un bilan des plus contrastés.

Malgré un sous-sol regorgeant de ressources naturelles, dont l'uranium, des fonds marins riches en poissons et en diamants, et l'essor de son tourisme, la Namibie est plongée depuis plusieurs années dans la récession.

Le régime du président Geingob est en outre éclaboussé par un scandale de corruption.

Il y a quelques semaines, Wikileaks a publié des milliers de documents qui accusent des responsables de son gouvernement d'avoir touché l'équivalent de 10 millions de dollars de pots-de-vin de la part d'une entreprise de pêche islandaise.

Deux ministres mis en cause dans cette affaire ont été contraints de démissionner à quelques jours seulement du scrutin.

L'opposition, divisée, ne semble toutefois pas en mesure de profiter de ce climat.

Déjà candidat il y a cinq ans, McHenry Venaani, 42 ans, et son Mouvement démocratique populaire (PDM) restent marqués au fer rouge de leur proximité passée avec l'Afrique du Sud de l'apartheid, qui rebute une large part de l'électorat.

La seule menace potentielle pour le régime vient de la candidature sous l'étiquette indépendante d'un membre de la Swapo en rupture de ban, Panduleni Itula, 62 ans.

Selon les analystes, cet ex-dentiste qui accuse le président d'avoir bradé les richesses du pays aux étrangers, particulièrement populaire chez les jeunes, pourrait faire baisser le score de 87% obtenu en 2014 par Hage Geingob.

AFP

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