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Le retour du «gendarme français» au Mali

Après 9 mois de statu quo, l'ONU et la France opèrent un virage majeur. François Hollande a annoncé l'engagement des militaires français au Mali lors d'un discours prononcé ce vendredi 11 janvier. 

Pourquoi maintenant?

Les combattants islamistes ne restent pas cantonnés au nord de la ligne de démarcation entre le Nord et  le sud-Mali. Plane la menace d'une avancée des djihadistes ( Ansar al Din, Mujao, AQMI) vers le sud. 

Les affrontements entre l'armée malienne et les combattants islamistes aux abords de Mopti [base militaire stratégique pour l'armée malienne] ces derniers jours, la prise de la ville de Konna située au centre du pays le 10 janvier, ainsi que les appels à l'aide du président malien, ont certainement pesé sur les dernières décisions du Conseil de sécurité et du président français François Hollande.

L'intervention de François Hollande ce vendredi 11 janvier:

 

«Mesdames, messieurs

Le Mali fait face à une agression d'éléments terroristes venant du nord, dont le monde entier sait désormais la brutalité et le fanatisme. Il en va donc aujourd'hui de l'existence même de cet Etat ami, le Mali, de la sécurité de sa population et de celle également de nos ressortissants. Ils sont 6.000 là-bas.

J'ai donc, au nom de la France, répondu à la demande d'aide du président du Mali, appuyé par les pays africains de l'ouest. En conséquence, les forces armées françaises ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre les éléments terroristes.

Cette opération durera le temps nécessaire, j'informerai régulièrement les Français sur son déroulement. Les ministres concernés, celui des Affaires étrangères, en liaison avec les Nations unies, car nous intervenons dans le cadre de la légalité internationale, comme le ministre de la Défense, donneront également toutes les informations utiles à la population. Enfin, le Parlement sera saisi dès lundi.

Les terroristes doivent savoir que la France sera toujours là, lorsqu'il s'agit, non pas de ses intérêts fondamentaux, mais des droits d'une population, celle du Mali, qui veut vivre libre et dans la démocratie. Merci.»

Lu sur Le Parisien, Slate.fr

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