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Algérie: 80 arrestations lors d'une manifestation nocturne (association)

Plus de 80 personnes ont été arrêtées à Alger lors d'une marche nocturne dénonçant la tenue de la présidentielle du 12 décembre, a annoncé vendredi le Comité national de libération des détenus (CNLD).

"La grande majorité des personnes arrêtées" ont été "embarquées vers des commissariats" dans des banlieues de la capitale, assure le CNLD, association qui recense et défend les personnes arrêtées ces derniers mois dans le cadre du "Hirak", le mouvement populaire et inédit de contestation du régime qui agite l'Algérie depuis février.

Jeudi soir, pour la deuxième soirée consécutive, quelques centaines d'Algériens sont descendus dans la rue pour dénoncer l'organisation d'une présidentielle par un régime dont la contestation, après avoir obtenu en avril la démission d'Abdelaziz Bouteflika, président depuis 20 ans, exige le démantèlement total.

La veille, une centaine de personnes avaient déjà été arrêtées lors d'une manifestation nocturne similaire, dont la majorité a été relâchée après plusieurs heures de détention dans des commissariats. Mais 29 personnes ont été inculpées, notamment d'attroupement non autorisé", dont huit, inculpées également "d'association de malfaiteurs", ont été placées en détention provisoire.

Même si les autorités tolèrent, chaque mardi et vendredi depuis le 22 février -faute de pouvoir les empêcher-, les marches du "Hirak", toute manifestation reste strictement interdite depuis 2001 dans la capitale algérienne.

Vendredi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le centre d'Alger, plus de deux heures avant le coup d'envoi du 40e cortège hebdomadaire de contestation, selon des vidéos postées par des journalistes sur les réseaux sociaux.

Les manifestants conspuent les candidats à la présidentielle, réclament le départ des dirigeants et dénoncent les multiples arrestations qui émaillent la campagne.

"C'est une campagne de répression, pas une campagne électorale", scandent-ils dans une vidéo postée par le site d'information Tout sur l'Algérie (TSA).

Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées depuis le début de la campagne électorale dimanche dernier pour avoir manifester devant les lieux de réunions des candidats ou avoir perturbé des meetings. 

Quatre d'entre eux ont été condamnés lundi à 18 mois de prison ferme et 14 à deux mois avec sursis pour avoir perturbé un meeting d'un candidat.

AFP

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