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Centrafrique - Pourquoi le gouvernement accuse la rébellion de «wahhabisme»

Une «guerre de communication» est en train de se jouer entre le gouvernement centrafricain et la rébellion du Séléka, explique RFI.

Le gouvernement de la République centrafricaine a déclaré par l’intermédiaire du ministre de l’Administration du Territoire José Binoua qu’un nombre conséquent de rebelles du Séléka seraient des islamistes d’origine étrangère, en particulier des Soudanais prônant le wahhabisme.

L’annonce a été démentie par la rébellion qui dénonce une manipulation. Pour couper court aux accusations, la Séléka, qui affirme avoir le contrôle de 80% du territoire, a demandé à la communauté catholique de Sant’Egidio de jouer le rôle de médiateur lors des pourparlers prévus à Libreville les 8 et 9 janvier.

RFI avance deux enjeux sous-tendant l’annonce: une nécessité pour le gouvernement de remettre au goût du jour les sentiments nationalistes de la population et le besoin d’attirer l’attention de la communauté internationale en liant la rébellion centrafricaine aux activités de groupes tels que Boko Haram ou al-Qaida au Sahel. 

Lu sur RFI

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