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Centrafrique: l'étau se resserre autour du président Bozizé

Alors que les forces de la rébellion du Séléka se trouvent désormais à moins de 160 km de Bangui, à Sibut, une ville stratégique, au nord de la capitale centrafricaine, l’anxiété grandit au sein des populations.

L’assaut du Séléka sur la ville semble pouvoir intervenir à tout moment, fait remarquer le quotidien en ligne Le Journal de Bangui.

Le régime du président François Bozizé, fortement menacé, a d’ailleurs décrété un couvre-feu à la suite de tensions provoquées par l’avancée des rebelles, indique l’AFP. Ce couvre-feu court de 19h à 5h du matin.

L’AFP ajoute que «la concentration des forces armées tchadiennes et centrafricaines à Damara (75km au nord de la capitale, Ndlr) est désormais le dernier recours contre une progression de la rébellion jusqu'à Bangui».

C’est dans ce contexte de forte incertitude que Thomas Boni Yayi, le chef de l’Etat béninois et président en exercice de l’Union africaine, arrive ce 30 décembre à dans la capitale centrafricaine, rappelle Le Journal de Bangui.

«Le président se déplace pour faire de la prévention, il va inviter les différentes parties à la négociation. Sa démarche s'inscrit dans le cadre du soutien à toutes les décisions de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale», souligne le chef de la diplomatie béninoise, Nassirou Arifari Bako.

La rencontre entre les présidents Boni Yayi et François Bozizé intervient alors que commençaient à s’éloigner la perspective de pourparlers entre les rebelles et le régime centrafricain.

Le chargé de communication de la CEEAC (Communauté des etats de l’Afrique centrale, Placide Ibouanga a précisé à l'AFP:

«Les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC se rencontreront à nouveau le 3 janvier, et c'est à ce moment là qu'ils donneront une date [d’éventuelles négociations]

Lu sur Le Journal de Bangui, AFP

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