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Les rebelles du Darfour annoncent avoir pris un chef-lieu de district


Des rebelles soudanais du Darfour, de l'Armée de libération du Soudan Unamid/AFP/Archives Albert Gonzalez Farran

Des rebelles soudanais du Darfour ont annoncé avoir pris le contrôle de Guldo, un chef-lieu de district, quelques jours après s'être emparés de Golo, une autre ville importante de la région.

La faction Nour de l'Armée de libération du Soudan (SLA) a affirmé vendredi soir avoir pris le contrôle des bureaux gouvernementaux et d'une base de l'armée dans le district de Guldo, dans le centre du Darfour.

Le porte-parole du groupe, Ibrahim Al-Hillu, a qualifié cette prise de "grande victoire dans la guerre au Darfour" et précisé que Guldo était tombée après la prise vendredi d'une base de l'armée soudanaise un peu plus au sud.

Lundi, M. Hillu avait annoncé que les rebelles s'étaient emparés de Golo, une ville importante à quelques kilomètres à l'est de Guldo. Selon lui, les rebelles ont fait des prisonniers et saisi des mitrailleuses lourdes, des mortiers et plusieurs véhicules militaires.

Des mouvements rebelles du Darfour cherchent à renverser le gouvernement de Khartoum, qu'ils jugent dominé par des Arabes et non représentatif de la diversité du pays.

Guldo et Golo sont situées dans la région fertile et montagneuse du Jebel Marra où vit la population non-arabe des Fours, qui a donné son nom au Darfour (la maison des Fours) et est représentée par la faction Nour de la SLA.

Cette faction compte plusieurs centaines de combattants et une "sphère d'influence" limitée à la région montagneuse de Djebel Marra, régulièrement prise pour cible par l'armée soudanaise, selon un rapport de l'institut de recherche suisse indépendant Small Arms Survey.

En mai, les factions Nour et Minni Minnawi de la SLA avaient brièvement pris le contrôle de la ville de Girayda, dans le sud du Darfour.

La guerre civile au Darfour a fait depuis 2003 au moins 300.000 morts selon l'ONU, 10.000 selon Khartoum. Plus d'un million de déplacés sont réfugiés dans des camps dans la région et bien que les violences aient diminué, des villages ont été rasés et des combats entre rebelles et forces gouvernementales, des querelles tribales et le banditisme continuent d'affecter la région.