mis à jour le

Ghana: un haut responsable de la police arrêté pour complot présumé contre le pouvoir

Un haut reponsable de la police au Ghana a été arrêté lundi soir pour complot présumé visant à renverser le gouvernement, ont indiqué mardi à l'AFP son avocat et des sources sécuritaires.

Le directeur adjoint de la police ghanéenne, Benjamin Agordzor, est accusé de trahison pour son présumé soutien aux membres du groupe "Take Action Ghana", dont les dirigeants ont été arrêtés en septembre à Accra pour avoir comploté contre le pouvoir, a expliqué son avocat.

Benjamin Agordzor est actuellement détenu au Bureau des enquêtes nationales (BNI), a ajouté Me Martin Kpebu, qui a dénoncé une "une chasse aux sorcières". "Nous avons passé toute la journée là-bas hier et on nous a seulement informés dans la soirée qu'il avait été arrêté".

"Les preuves sont faibles. Ils le retiennent sur la base de messages Whatsapp. Il donnait des conseils sur les moyens légaux pour organiser une manifestation et faire un don à une oeuvre philanthropique", a-t-il précisé.

Me Kpebu a assuré que le reponsable policier était en réalité visé pour son "franc-parler", après des propos publics dénonçant "la non-indépendance de la police et l'ingérence politique dans les services".

Deux autres officiers supérieurs de la police sont également interrogés dans le cadre de ce complot présumé, ont affirmé à l'AFP des responsables sécuritaires sous couvert d'anonymat.   

"Nous avons des preuves des messages Whatsapp entre les officiers et le groupe et nous les leur avons montrés (...) Nous mettons tout en ½uvre pour faire échec à toute tentative de coup d'Etat", a déclaré une de ces sources à l'AFP.     

Neuf personnes arrêtées en septembre ont été inculpées le mois dernier dans cette affaire très médiatisée qui a ébranlé le Ghana. 

Les suspects ont plaidé non coupables devant un tribunal de la capitale, Accra. Parmi eux figurent quatre officiers de l'armée de l'air et un médecin accusé d'avoir utilisé son hôpital pour fabriquer des armes.

Le parquet a accusé Take Action Ghana d'avoir voulu organiser plusieurs manifestations dans le but de renverser le gouvernement du président Nana Akufo-Addo. 

Le Ghana, considéré comme un exemple de stabilité en Afrique de l'Ouest, est dirigé par des gouvernements élus démocratiquement depuis 1992 et se prépare à organiser de nouvelles élections en fin d'année prochaine, au cours desquelles le président Akufo-Addo devrait briguer un second mandat. 

L'annonce des arrestations et du prétendu complot a surpris beaucoup de monde au Ghana, suscitant un certain scepticisme au sujet des explications peu claires du gouvernement. 

AFP

Ses derniers articles: "Paix sur l'Ethiopie":  La Guinée et l'OMS déclarent la fin de la deuxième épidémie d'Ebola  Au Nigeria, "on a le talent et la beauté pour briller sur les podiums" 

complot

AFP

Gambie: 8 militaires condamnés pour complot contre le président Barrow

Gambie: 8 militaires condamnés pour complot contre le président Barrow

AFP

Nigeria: le chef de Boko Haram tue l'un des commandants pour complot

Nigeria: le chef de Boko Haram tue l'un des commandants pour complot

AFP

Burkina: le gouvernement valide la thèse d'un complot contre Zida

Burkina: le gouvernement valide la thèse d'un complot contre Zida

police

AFP

Attaque de "bandits" au Nigeria: le bilan monte

Attaque de "bandits" au Nigeria: le bilan monte

AFP

Sud-est du Nigeria: la police enquête sur le meurtre de 19 éleveurs

Sud-est du Nigeria: la police enquête sur le meurtre de 19 éleveurs

AFP

Evasion spectaculaire au Nigeria: la police appelle

Evasion spectaculaire au Nigeria: la police appelle

pouvoir

AFP

Algérie/élections: victoire du parti au pouvoir mais abstention record

Algérie/élections: victoire du parti au pouvoir mais abstention record

AFP

Mali: le colonel Goïta, homme de terrain mué en homme de pouvoir

Mali: le colonel Goïta, homme de terrain mué en homme de pouvoir

AFP

Ethiopie: l'ex-parti au pouvoir au Tigré, le TPLF, classé organisation terroriste

Ethiopie: l'ex-parti au pouvoir au Tigré, le TPLF, classé organisation terroriste